Que faut-il avoir comme équipement de camping pour un voyage à vélo ?

Matériel de camping, vêtements et chaussures, équipement numérique et matériel informatique… Comment ne pas s’encombrer de matériel superflu qu’il faudra ensuite renvoyer par la Poste ? Même après plusieurs voyages, le cyclo-voyageur expérimenté s’interroge. Vous apprendrez à prévoir vos sources d’énergie électrique. On vous expliquera aussi qu’il est possible de voyager léger. Ainsi, vous pourrez préparer votre propre liste en vous inspirant de tous ces précieux conseils.

Le matériel de camping

Le choix d’une tente

Que ce soit pour quelques jours ou quelques années, après le vélo, la tente va être le principal compagnon du cyclo-voyageur et aussi, bien souvent, le deuxième gros achat dans son budget. Se reposer dans et sur une bonne tente permet de voir venir avec sérénité des conditions difficiles… Et, malgré tout, de prendre un bon repos après une journée de vélo. Le choix de sa tente doit se faire selon la destination du voyage, en se disant qu’il vaut toujours mieux prévoir les conditions les plus dures pour des raisons de confort et de sécurité. Que l’on parte pour un week-end d’été en France, un périple dans un pays chaud ou que l’on monte vers le nord, le besoin ne sera pas le même et donc le choix de la tente pourra, ou devra, être différent.

Le classement des tentes

Les tentes sont classées en quatre catégories principales, en fonction de leur utilisation :

  • La tente de randonnée légère, au confort souvent spartiate, mais idéale pour qui privilégie le poids au confort. Souvent plus adaptée à la randonnée à pied qu’au vélo, où le poids peut représenter un critère moins important.
  • La tente de randonnée et de camping offrant un plus grand confort, mais plus lourde.
  • La tente expédition, particulièrement robuste, s’adapte aux conditions climatiques difficiles (neige, vent, fortes pluies).
  • Enfin, la tente familiale, appropriée aux séjours courts en famille.

On trouve ensuite trois classifications suivant leur résistance aux éléments climatiques :

  • La tente trois saisons (printemps, été, automne) conçue pour des températures clémentes (pas de froid extrême qui risquerait de casser la fibre des mats) et prévue pour abriter de la pluie et dans les cas extrêmes de petites chutes de neige.
  • La tente quatre saisons supportant les froids plus rudes et ne s’affaissant pas lorsque d’importantes chutes de neige restent bloquées sur le toit.
  • La tente expédition particulièrement robuste et adaptée aux conditions climatiques difficiles : neige, vent, fortes pluies… Cette tente est fréquemment équipée de trois arceaux pour renforcer la structure, de toiles extrêmement résistantes et, parfois, de pare-neige.

Enfin, on distingue aussi les tentes par leur forme :

L’ancienne et solide canadienne

Reste la moins chère des tentes. Bien qu’améliorée par des mats en aluminium et par une avancée, les cyclo-voyageurs lui préfèrent désormais des modèles plus spacieux et plus modernes.

La tente dôme

Aussi appelée géodésique, est autoportante, ce qui est très appréciable dans les zones difficiles : terrain accidenté, emplacements réduits, sol ne permettant pas de planter les sardines (abri bétonné, par exemple). Elle résiste très bien au vent, sans mouvement de la chambre (moins stressant par nuit ventée). Inconvénients : elle est plus complexe à monter, à cause des croisements des arceaux, et nécessite un peu d’entrainement. Le double-toit est monté en dernier, pas terrible en cas de grand vent ou sous la pluie. L’abside est souvent limitée et le poids n’est pas son point fort.

La tente tunnel

Est ultra-rapide à monter et dispose d’un volume intérieur confortable pour un poids maitrisé. Il suffit de glisser les arceaux dans les fourreaux ou les anneaux, de fixer à la tente quelques sardines et elle est en place. Avec une abside, elle permet de stocker son matériel à l’abri. On peut généralement monter le double-toit séparément de la tente, la chambre est alors montée à l’abri. Le doublage des arceaux est souvent possible en cas de vent violent, il faut cependant l’avoir prévu avant ! Inconvénients : la tente tunnel n’est pas autoportante, légèrement moins résistante au vent (la toile a souvent tendance à faseyer) et demande un large espace plan.

Le tarp

Enfin, pour les inconditionnels du simple et léger, le tarp. Le plus simple des abris : une toile étanche tendue entre des mats, entre des arbres, ou tout autre support existant. Le tarp offre un abri minimal en cas de pluie, mais ne protège ni du vent ni de l’humidité du sol. Idéal pour qui souhaite voyager ultraléger.

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